TITRE

crédits

interview de hyunjin de elle korea avec cartier

Trad KR-ENG : dearhyunjinie (X)

Trad ENG-FR : Stray Kids France

Ne pas reposter sans les crédits complets. La traduction peut contenir des erreurs/reformulations.

Q. Vous semblez vous immerger dans votre personnage presque instantanément. Comme faire un photoshoot est différent d’être sur scène, comment vous concentrez-vous ?

 

HJ. Premièrement, je regarde la tenue et imagine un personnage. J’essaie de devenir cette personne, sans aller trop loin non plus. C’est amusant de voir comment l’atmosphère peut changer drastiquement en fonction des vêtements que je porte. C’est pour cela que j’incarne mieux des concepts plus implicites plutôt que des concepts plus vifs. Ça colle à mon style, et exprimer ce sentiment semble plus intéressant pour moi.

 

Q. Vos dessins, que vous faites par hobby, semblent similaires. Récemment, votre patte paraît plus mature alors je me dis, “Quand cette personne commence quelque chose, elle fait attention à chaque détail.”

 

HJ. Je le fais simplement parce que j’aime ça. Il n’y a rien qui fait plus mal que de se forcer à faire quelque chose qu’on aime pas. J’étudie en regardant des documentaires ou en lisant des livres, mais comparé à l’effort que j’y mets, je ne dessine pas autant que je voudrais, ce qui est toujours un peu décevant. Quand bien même, j’aime que les fans et d’autres personnes trouvent intéressant de me voir faire quelque chose que j’aime.

 

Q. Vos performances sont flamboyantes et dynamiques, mais vos dessins sont différents. Ils sont plus poétiques et calmes.

 

HJ. Si une scène et un dessin sont comme une peinture sur une toile, alors ce que je crée sur scène est plus proche du personnage que je joue. Comme j’apprécie le processus d’immersion, je pense que c’est pour cela que j’ai pu travailler aussi dur jusqu’à maintenant. Mais quand je dessine, je ne m’immerge pas tellement dans un sujet de la même façon, alors peut-être que mes dessins sont plus proches du vrai moi.

 

Q. L’année dernière, avec des succès comme huit albums consécutifs à la première place du classement Billboard 200, le momentum de Stray Kids a atteint des niveaux colossaux. Sentez-vous que l’équipe est devenue plus forte ?

 

HJ. Honnêtement, je ne pense pas que notre équipe est particulièrement “forte”. On est juste un peu… rustiques. On se dit, “Si c’est bien, c’est bien.” On aime faire de la musique comme ça, alors quelques fois les succès et les chiffres ne paraissent pas réels. Mais aller à l’émission Newsroom récemment était assez fascinant. Genre, “On est aux infos ?” (rires) On a toujours abordé les activités de groupe avec un état d’esprit un peu désespéré. On veut toujours montrer quelque chose d’encore mieux, avoir de meilleures réactions, et accomplir plus de choses. Ça peut paraître comme un poids, mais le fait que nous ayons continué de progresser régulièrement pendant huit ans est peut-être parce que nous avons travaillé si dur. C’est quelque chose dont je suis fier. On doit continuer à proposer des choses meilleures.

 

Q. Dans une interview, vous avez dit “J’ai tant aimé la performance que je ne pouvais pas dormir avant 5 heures du matin en pensant “Qu’importe ce que j’en pense, je m’en suis bien sorti.” Vous rappelez-vous de ce sentiment ?

 

HJ. Je vis de la catharsis provoquée par ces trois minutes sur scène. C’est ma seule dopamine. Ce jour-là je parlais d’une performance pour une cérémonie. Je me suis beaucoup entraîné, j’étais nerveux, ai reçu de bons retours, nous avons même gagné un grand prize (daesang). À la fin, je ne pouvais pas dormir. Je suis un peu comme ça, quand je veux faire quelque chose, c’est comme si mon corps tremblait un peu. Alors je fais attention de faire ce que je veux. Si vous ne commencez pas, vous restez juste où vous êtes. Et vous ne pouvez pas savoir si vous avez la confiance de le faire si vous ne commencez pas, alors je plonge dedans sans me poser trop de questions. Je m’en fiche d’être embarrassé. “C’est votre première fois, comment pouvez-vous être parfait ?” Cet état d’esprit marche encore. Et si ça ne me va pas après avoir essayé, je laisse juste tomber. Avec la danse, le chant et la performance, j’ai toujours appris en me jetant la tête la première. Vous apprenez seulement à vivre quand vous commencez.

 

Q. Vous avez passé huit ans sur scène. Vous sentez-vous plus libre de vous exprimer en tant qu’artiste, que ce soit sur scène ou devant la caméra ? J’imagine que vous avez aussi plus de préoccupations désormais.

 

HJ. J’y pense ici et là mais au bout du compte, on fait ce qu’on veut. Qu’importe ce que les gens disent, on en revient toujours à la même conclusion : on fait ce qu’on veut.

 

Q. En prenant en compte votre tournée mondiale dominATE, y a-t-il une performance qui vous a marqué récemment ? À quoi pensez-vous quand vous vous tenez devant un stade plein de dizaines de milliers de personnes ?

 

HJ. Je me sens comme une superstar (rires). Quand les feux d’artifice arrivent à la fin du concert, ça ne parait pas réel qu’on les déclenche comme ça devant 50-60 000 personnes. Mais après je retourne à l’hôtel, je me douche et je mange des ramens comme toujours. C’est dans ces moments-là, sur cette scène, avec cette chanson, que je me dis qu’on est vraiment devenu des superstars. Quand cet amour irrésistible me prend, je me dis que j’en reçois tellement, et que je suis chanceux de faire un métier où je peux être aimé de cette façon.

 

Q. Peut-être que c’est pour cela que l’audience semble toujours si heureuse aux concerts de Stray Kids. Pouvez-vous vraiment voir chaque visage clairement ?

 

HJ. Je peux tous les voir. C’est pour cela que je ne veux pas perdre ce que l’on a. Ces moments ne peuvent pas durer pour l’éternité, mais grâce à ça, j’essaie d’en profiter le plus possible. Il y a des fois où c’est difficile, fatiguant et exténuant. Mais quand je regarde en arrière, c’est sûrement le seul moment dans ma vie où je ressentirai le plus de lumière, un moment des plus merveilleux. Alors ne serait-ce pas une perte de me plaindre parce que je suis fatigué ? C’est pourquoi, dans ces moments, j’essaie de profiter comme si ma vie était un film, et ce moment était l’apogée.

 

Q. Parfois vous sonnez comme quelqu’un qui s’est déjà rendu compte des vérités de la vie. (rires)

 

HJ. Je pense que j’ai juste trouvé ma voie, comment survivre dans ce monde, comment continuer de mener cette vie. C’est comme un autre indice que j’ai trouvé.

 

Q. Votre synergie avec les bijoux de Cartier a grandi. En quel sens connectez-vous avec la marque ?

 

HJ. Cartier aime l’art et ont toujours exprimé leur soutien envers les artistes. Ils ont soutenu des artistes pendant longtemps. J’aime vraiment ce sentiment.

 

Q. Vous aimez toujours les belles choses de ce monde comme les céramiques, le vent, les fleurs, la mer… Pourquoi pensez-vous que quelque chose est beau ?

 

HJ. N’est-ce pas beau parce je pense que c’est beau ? Avant je ne prêtais pas forcément attention à un brin d’herbe, mais quand j’ai commencé à dessiner, j’ai réalisé à quel point c’était beau. Qu’importe ce que c’est, si ça contient mon affection, même si c’est une poubelle, alors ça pourrait être beau. Je pense que ça dépend comment on le voit.

 

Q. Qu’est-ce qui est le plus beau pour vous aujourd’hui ?

 

HJ. Ma vision. J’ai l’impression que je peux vivre le reste de ma vie sereinement. Je ne sais pas comment les autres vont la juger, mais tant que j’en profite, c’est assez. Ma vision, continuer à créer des choses sans fin, sera toujours belle pour moi.

 

Q. Dans la vidéo promotionnelle pour le documentaire “Stray Kids : The dominATE Experience”, vous avez dit : “Si quelqu’un demande qui je suis, je leur dirai juste de me regarder sur scène.” Cela doit venir de votre confiance en vos performances. Qu’est-ce que la scène représente pour vous ?

 

HJ. C’est le moment le plus cool de ma vie. Alors quand je dis “regardez-moi sur scène,” ça veut dire “regardez la version la plus cool de moi.” J’aime cette facette aussi, alors j’en suis fier. C’est pourquoi je travaille encore plus dur.

 

Q. Vous n’avez jamais dessiné un auto-portrait. Si vous le faisiez, quelle version de vous-même dessineriez-vous ?

 

HJ. Des choses comme des fruits et des corbeilles de fruits viennent à mon esprit. Ces temps-ci je me dis que je suis plus radieux que je pensais. Peut-être que je dessinerais des fruits ! (rires) J’imagine que je suis de bonne humeur. Je dessinerais peut-être un nénuphar, ou un petit étang aussi, mais je suis à un doux moment dans ma vie. Bien sûr, cela changera peut-être l’année prochaine.

 

Q. Vous bougez avec fluidité sur plusieurs toiles. Quand vous sentez-vous le plus libre ?

 

HJ. C’est aussi sur scène. C’est le moment où je peux faire tout ce que je veux. La vie a tout plein de contraintes, mais sur scène, il n’y en a aucune. Qu’importe ce que les gens disent, c’est un espace que personne ne peut pénétrer. Cet espace et ce moment, la scène, m’appartient entièrement.

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