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INTERVIEW DE FELIX POUR DAZED KOREA AVEC LOUIS VUITTON

Trad KR-FR : Stray Kids France

Ne pas reposter sans les crédits complets. La traduction peut contenir des erreurs/reformulations.

Q. Doux rayon de soleil. Le printemps arrive. Juste au moment où je me disais avec optimisme qu’il allait venir, aujourd’hui, un Felix particulièrement éclatant était là, comme une fleur éclose avant la saison.

 

FLX. Aujourd’hui. Hm, j’étais un peu confus. Normalement, à cette période, il commence à faire un peu plus chaud, non ? Mais étonnamment, aujourd’hui il faisait plutôt froid. En me demandant si c’était encore l’hiver ou déjà un peu le printemps, j’ai fait le shooting, mais je pense que c’était quand même un bon mélange. Aujourd’hui, j’ai essayé de m’exprimer en m’adaptant à la saison et à l’ambiance.

 

Q. À l’extérieur de la fenêtre, il y avait un magnolia dont les bourgeons n’étaient pas encore tout à fait formés. Avec ses cheveux blond argenté qu’il disait avoir changés pour l’emploi du temps du jour, Felix n’a volontairement pas souri afin de correspondre au concept du jour. À partir de là, la journée a pris un cours un peu différent de d’habitude. On sentait que le soleil était en train de se coucher lentement, un dimanche après-midi de début de printemps. C’est ce que chacun a ressenti à nouveau. Le début du printemps, le dimanche, l’après-midi, et Felix.

 

FLX. Le temps est passé. Je crois que j’ai eu ce genre de pensée au début de l’année. En janvier, en février, je me disais que le temps passait vite en regardant de loin les membres se faire coiffer et maquiller chacun de leur côté. Il y a quelque chose qui change peu à peu. Les visages de chacun, un par un. Ils ont mûri, sans doute. Comme je sais que beaucoup de souvenirs se sont accumulés entre-temps, je me suis souvent dit déjà notre huitième année, on a bien travaillé jusque là.

 

Q. Qu’est-ce qui a le plus changé chez vous Felix ?

 

FLX. Mon apparence, ma façon de penser, mes actions, et ce que je veux ?

 

Q. Tout a changé alors.

 

FLX. Oui, tout a changé. Mais s’il reste ne serait-ce qu’un peu, c’est l’envie de continuer avec les STAY. Il y a encore beaucoup de choses que je veux faire avec les membres aussi. Ces sentiments là sont restés les mêmes, mais mes objectifs ou mes rêves personnels ont changé.

 

Q. Ils sont devenus plus clairs ?

 

FLX. Aha ! Oui. Ils sont devenus plus clairs, et je les observe encore plus attentivement. Ces jours-ci, je travaille sur des morceaux. Avant, je ne le faisais pas vraiment. Enfin, je le faisais, mais quand je ne savais pas exactement ce que je voulais, je ne m’y mettais pas. Me dire quel type de musique faire, penser que les fans aimeraient vraiment ça, je n’avais pas ce genre de précision. Mais récemment, en travaillant, je suis enfin en train de trouver mes goûts. Je l’ai même posté sur ma story Instagram, et ça faisait longtemps que je n’avais pas ressenti un plaisir comme ça. Je suis complètement à fond dedans. Je réapprends tout, même comment connecter un micro. Je ne crois pas l’avoir déjà vraiment dit, mais j’aime le genre EDM. De mes 15 à mes 18 ans ? Il y a eu une période où j’adorais vraiment l’EDM. Je pense que c’était un peu mon adolescence (rires), vous savez, cette phase où on n’a pas envie d’écouter ses parents et où on veut faire tout ce qu’on veut, et c’est un genre qui correspond bien à cette ambiance. Mais maintenant, j’ai l’impression que le Felix actuel et cet EDM se retrouvent à nouveau. Alors j’essaie d’y ajouter des choses. Ajouter d’autres genres à l’EDM, ou y incorporer autre chose. J’ai développé une sorte de “feeling”. Je travaille en me disant que ce ressenti est différent d’avant. Et c’est ça qui est amusant. (rires)

 

Q. Votre énergie est bonne en ce moment. On dirait que vous l’avez bien rassemblée.

 

FLX. Vraiment ? Quand j’étais plus jeune, au lycée, on avait ce genre d’envie, du style “faisons de la musique entre nous“, “montons un groupe”. Ces derniers temps, j’ai un peu cette vibe de jeunesse. Et c’est nouveau aussi. On l’a tous ressenti au moins une fois, non ? Alors pourquoi ça paraît si nouveau ? J’ai l’impression que mon cœur est redevenu plus jeune. J’ai aussi beaucoup de nouvelles inspirations, et je rencontre énormément de producteurs, de nouveaux artistes, des gens très variés. Du coup, ma façon de penser a beaucoup changé. Ces temps-ci, grâce aux amis qui m’entourent, je redécouvre plus profondément mon amour pour la musique.

 

Q. À chacune des paroles de Felix, mon corps jusque-là affaissé se redresse à nouveau. Une énergie chaleureuse circule, comme après s’être exposé au soleil. Ces jours-ci, vous préférez écouter de la musique ou faire écouter la vôtre ?

 

FLX. Oh, c’est une très bonne question. (court silence) Je pense que faire écouter est plus agréable. Écouter reste ce qu’il y a de mieux, mais comme je compose en ce moment, j’aime ce plaisir de faire écouter. Et puis, quand je fais écouter, j’apprends quelque chose. On reçoit des retours, et ça me donne plus de certitude, je dirais, sur ma musique. Donc oui, j’aime bien.

 

Q. Aujourd’hui, nous sommes restés tout le long dans une maison avec un petit jardin. Dans cet endroit où une musique au tempo lent passait en fond sonore, Felix fermait et rouvrait lentement les yeux. On distinguait particulièrement chaque cil de ses paupières. En regardant ce visage tout au long du shooting, j’ai eu l’impression de me rapprocher soudainement de Felix. Bien sûr, ce n’était sans doute qu’une illusion. Une ode à l’intimité. D’ailleurs, la collection Printemps/Été 2026 de Louis Vuitton que portait Felix aujourd’hui parlait de maison, de liberté et de créativité.

 

FLX. Ça dépend des personnes, mais quand je pense à “maison”, c’est vraiment un endroit où il n’y a que ces personnes là. Des gens avec qui on est à l’aise, avec qui on peut vraiment partager de la joie, du bonheur, et se comprendre. S’il existe un tel espace, alors c’est ça, une maison. Donc si je suis avec ces personnes, “this is our house” (c’est notre maison). Ces derniers temps, l’endroit qui ressemble le plus à une maison pour moi, c’est le studio de mes amis avec qui je travaille.

 

Q. La maison Louis Vuitton est aussi une autre maison pour Felix. La relation entre Felix et le directeur artistique de Louis Vuitton, Nicolas Ghesquière, ressemble elle aussi à une “maison”.

 

FLX. (Avec Nicolas) En fait, on reste constamment en contact. On échange des messages, on s’appelle, et même quand nos emplois du temps ne coïncident pas, on parle beaucoup. Je fais confiance à son sens de la mode et de l’art. Chaque fois que je vois son travail, je suis du genre à demander qu’est-ce que c’est, pourquoi il l’a fait comme ça, comment il l’a fait. Je le considère souvent comme un professeur dont j’ai envie d’apprendre.

 

Q. Être quelqu’un avec qui un tel artiste peut “se comprendre” est l’un des nombreux aspects qui définissent Felix. Un artiste face à un autre artiste. Car Felix est lui aussi un artiste.

 

FLX. Nicolas, c’est la mode, et moi, c’est la musique. Au final, l’art est comme une branche qui peut relier tout dans la vie, quelque chose à quoi on peut s’identifier et qui peut créer de l’empathie. Moi, je fais de la musique, lui fait de la mode, et on peut se demander comment tout ça se relie ? Mais l’art contient des émotions profondes et des histoires de la vie. Ce n’est pas forcément quelque chose qui résonne avec tout le monde, mais on peut au moins l’écouter. C’est ce que je pense. Oui, c’est ça.

 

Q. En répondant, Felix parle comme s’il venait lui-même de réaliser quelque chose.

 

FLX. Je pense que c’est ça. En s’écoutant mutuellement, on finit par se comprendre, et comme il y a cette volonté d’écouter, ce genre de connexion se crée entre nous. Moi aussi, j’aime énormément écouter, mais Nicolas écoute encore mieux. Il donne beaucoup d’amour, et fait aussi beaucoup de surprises. Une fois, on a fait du shopping ensemble au Japon, et il m’a acheté un vêtement vintage que j’aimais en cadeau. Je me suis dit “Ah, il me considère vraiment comme un ami proche.” Le vêtement était assez cher (rires), mais j’étais reconnaissant. Il est vraiment classe.

 

Q. À l’inverse, s’il y avait quelque chose que Felix aimerait que les gens écoutent, qu’est-ce que nous pourrions écouter de lui ?

 

FLX. Ces temps-ci, je me dis qu’il n’y a pas besoin de réfléchir trop profondément à des paroles, si c’est agréable et amusant, ça suffit. J’aime ce qui a de la profondeur, mais en réalité, il peut ne pas y avoir tant de sens que ça.

 

Q. On entend un applaudissement parfaitement synchronisé.

 

FLX. Exactement ! Pas besoin d’être sérieux, il suffit d’écrire selon son propre “feel” (ressenti) et de faire du storytelling ! Donc dans ces trois minutes de musique, j’aimerais que les gens ressentent une émotion ou voient une performance. Qu’ils trouvent ça amusant, en y pensant comme ça.

 

Q. Tu médites souvent ?

 

FLX. Je ne médite pas souvent. Mais manger heureux, ce n’est pas déjà une forme de méditation ? Prendre mon temps tranquillement. Ah ! Pour moi, manger du gomtang, c’est un peu comme méditer. Ce n’est pas un plat trop lourd, et comme il y a du collagène, c’est vraiment bon pour le corps. Et puis ça permet de se soigner doucement, de se détendre. Je mange du gomtang en me disant que c’est méditatif. Quand on boit un bouillon bien chaud, on se sent apaisé, non ?

 

Q. En disant que je me demandais quel était le secret derrière cette attitude toujours posée et ce sourire constant, Felix se met à rire. Il sourit le plus éclatant quand il parle du plus jeune du groupe.

 

FLX. Jeongin (I.N). Je parle beaucoup avec lui. Notre Jeongin. En tant qu’aîné, je le surveille beaucoup, je veille sur lui, et j’ai envie de le rendre encore plus heureux. Quand il y a des inquiétudes ou des moments difficiles, entre nous, on a tendance à se dire qu’on va gérer ça chacun de son côté. Mais Jeongin est un peu différent. Il ne montre pas forcément ce qu’il ressent, mais quand on l’observe longtemps, on finit par le voir. Ça se remarque. Alors je lui fais de beaux cadeaux d’anniversaire, ou bien je le taquine davantage, ou encore on a des conversations profondes. C’est pour ça qu’on est proches. Il est pur, vraiment, comme une fleur. Une fleur. On dirait qu’une fleur pourrait faire “Bbyong !” et jaillir de sa tête.

 

Q. Le Felix d’aujourd’hui ressemblait lui aussi à une fleur. Une fleur, et Felix entouré de toutes parts par la haute joaillerie Louis Vuitton, a dit :

 

FLX. En fait, même si c’est si luxueux (comme ça), je ne pense pas que ça me change beaucoup. Mais ce qui est simple et épuré me paraît intemporel. C’est aussi mon goût personnel, mais il n’y a pas beaucoup d’objets qu’on peut continuer à porter longtemps. Et puis il y a la touche propre à la marque. Quand je vois ça, la haute joaillerie Louis Vuitton est vraiment magnifique.

 

Q. S’il y a une autre chose intemporelle pour Felix ?

 

FLX. C’est une question vraiment difficile, mais l’amour des STAY. C’est intemporel. Vraiment. Je l’ai ressenti et vécu pendant très longtemps.

 

Q. C’est pourquoi, même en travaillant sur la musique, ce sont toujours les STAY auxquels vous pensez.

 

FLX. J’y pense beaucoup même en composant. Quand les fans pensent à l’EDM, quelle sensation ça leur donne ? Ça pourrait les surprendre un peu. (rires)

 

Q. N’est-ce pas justement le rôle d’un artiste de rendre possible ce type de connexion inattendue ? Pour les STAY, ne serait ce pas un cadeau à la fois nouveau et agréable ? Apprendre à nouveau à brancher un micro, replonger dans un genre qu’il aimait, avoir des personnes avec qui partager des conversations profondes, avoir une “maison” composée de ces personnes, et ce Felix dont le sourire ne s’arrête pas, le printemps de cette année est joyeux pour toutes ces raisons. Pour le Felix d’aujourd’hui, la Pure Joy (pure joie) n’a pas besoin de beaucoup d’explications.

 

FLX. Ces temps-ci, c’est vraiment faire de la musique. Et aussi le gomtang !

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