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Interview de HAN pour Nylon Japan avec NARS Cosmetics

Trad JP-ENG : HAN_INTL (X)

Trad ENG-FR : Stray Kids France

Ne pas reposter sans les crédits complets. La traduction peut contenir des erreurs/reformulations.

Q. Lors de votre précédent shooting pour NYLON JAPAN, vous avez déclaré : “J’aimerais retravailler avec vous”, et après un long moment, c’est enfin arrivé. Il s’est passé un an et demi depuis notre dernière rencontre, commençons par parler de vos impressions à ce propos.

 

HAN. Il y a un an et demi, j’ai eu l’opportunité de faire une collaboration avec la marque Nars afin de faire une série de photos pour Nylon Japan. Je suis vraiment touché que vous vous rappeliez notre conversation et que vous m’invitiez à nouveau. Le shooting d’aujourd’hui était génial aussi, avec un thème très spécial et des maquillages tous différents qui m’ont permis de redécouvrir de nouveaux atouts.

 

Q. Comme il est dit dans le slogan de la marque : “Trust Yourself” (Crois en toi), Nars encourage à s’amuser avec le maquillage en utilisant ses couleurs et textures favorites, ce qui permet de mettre en avant des atouts que l’on pensait parfois ne pas avoir. Quels nouveaux atouts vous êtes vous découverts pendant ce shooting ?

 

HAN. De toutes les photos prises aujourd’hui, le thème que j’ai le plus aimé était celui autour du futur. Je n’avais jamais porté de lunettes de soleil avec ce genre de design futuriste, et je ne pensais pas que ça m’irait bien. Mais au final, quand on a pris les photos, j’ai réalisé que ce genre de concept futuriste m’allait bien. Je me suis rendu compte qu’avec les bons vêtements et le bon maquillage, je pouvais même prendre des poses inhabituelles. J’ai tellement aimé ces lunettes que je vais même finir par m’en acheter une paire si ça se trouve. (rires) J’ai l’impression que ce shooting m’a aidé à découvrir une nouvelle facette que je n’avais jamais remarquée.

 

Q. Il y a un an et demi le thème du shooting était “Five Emotions” (Cinq Émotions), cette année le thème est “Three Timelines” (Trois Lignes Temporelles), un voyage entre les émotions et le temps. Lequel à été le plus difficile à interpréter ?

 

HAN. Celui de cette année était plus difficile. Avec le thème de la dernière fois, les émotions, on pouvait s’inspirer de notre vie et de nos expériences. Mais là, je n’ai pas le pouvoir de voyager dans le temps. (rires) J’ai eu besoin cette fois çi d’avoir une approche qui me permette de m’intégrer dans des images conceptuelles seulement en pouvant les imaginer.

 

Q. Le thème voyage depuis la noblesse du XIXème siècle jusqu’aux icônes de beauté du futur, en passant par le présent. Parmi ces trois époques, laquelle avez-vous trouvé la plus facile à exprimer ?

 

HAN. Le présent et le futur. Pendant nos concerts, certaines de nos chansons ont des concepts visuels forts, parfois des concepts futuristes, parfois des thèmes plus décontractés, qui reflètent le présent. Il y avait pas mal de photos dont le thème coïncidait avec ce que je fais sur scène, donc c’était facile à interpréter. Mais le passé, c’était vraiment difficile vous voyez ? Je ne connais le XIXème siècle qu’au travers de tableaux ou de films. Du coup quand on prenait ces photos je pensais à Beethoven. (rires)

 

Q. D’un autre côté, comme c’était un nouveau challenge, il devait sûrement y avoir des aspects intéressants, non ?

 

HAN. Exactement. Les hommes sur les portraits du XIXème ont souvent ces particularités : ils se tiennent le dos bien droit, les mains sur les hanches, leur posture est absolument parfaite, souvent leur expression paraît tendue, ils ont souvent les traits durs vous voyez ? J’ai essayé de recréer ça, et c’était super intéressant. Pendant le shooting, j’ai dû “marcher comme un noble”… Mais moi je ne fait pas du tout partie de la noblesse, alors c’était pas facile (rires), mais au final, j’ai l’impression que j’ai pu avoir un aperçu de ce que ça fait d’être noble. Et puis aussi, utiliser un stylo plume était une expérience vraiment bizarre. Pour quelqu’un de ma génération, c’est super rare de s’en servir pas vrai ? J’en avais juste vu dans des films comme Harry Potter, mais aujourd’hui c’était la première fois que j’écrivais avec. En fait c’est super difficile, je me suis vraiment demandé comment faisaient les gens avant pour écrire avec ça ! (rires)

 

Q. Qu’avez-vous pensé du maquillage de chacun des trois looks ?

 

HAN. Le maquillage du premier concept, le passé, contenait un peu plus de textures mattes je trouve. Je pense qu’ils ont choisi les maquillages pour qu’ils correspondent aux différentes époques, ça donne une espèce de vision du monde en 2D. Pour la scène “moderne” du deuxième concept, le maquillage était quasiment le même que celui que je porte sur scène, donc c’était facile de m’immerger dans ce concept. Le troisième look, le futur, était tellement lumineux ! Quand on m’a appliqué la poudre illuminatrice sur mes pommettes, elle reflétait tellement la lumière que je me suis demandé si ça allait m’aller. J’étais un peu inquiet, mais quand j’ai vu le rendu final, c’était beaucoup mieux que ce que je pensais, et ça colle parfaitement au concept !

 

Q. Parmi les produits que vous avez utilisés aujourd’hui, lequel est votre préféré ?

 

HAN. De tous, c’est “Insatiable”, un blush liquide. Je ne suis pas un pro du maquillage, mais en ce qui concerne le blush, celui en poudre est le plus courant. Pourtant la texture poudre peut avoir un rendu inégal, surtout les jours où ma peau n’est pas dans le meilleur état. Alors que quand on m’a appliqué le “Insatiable Liquid Blush” aujourd’hui, je l’ai senti couvrir parfaitement ma peau, sûrement grâce à sa texture liquide unique. Je suis sûr que je vais m’en resservir pour des fan meetings ou pour un concept photo un peu mignon. L’ombre à paupières liquide de la collection “Séduction” a adhéré de la même façon à ma peau, c’est très confortable à porter.

 

Q. Pouvez vous choisir une chanson de Stray Kids correspondant à chaque thème, passé, présent et futur ?

 

HAN. Pour le passé, c’est obligatoirement “Hellevator” non ? Parce que c’est la chanson qui a marqué nos débuts. Pour le présent, c’est “RUN IT”, que nous venons de sortir. On a choisi ce titre parce qu’on continue de foncer tout en gardant en tête nos souvenirs et en pensant au futur qui nous attend. Pour le futur, et bien quand cette interview sera parue, on aura déjà sorti la chanson “This & That”, alors je la choisis parce qu’aujourd’hui, elle fait encore partie du futur !

 

Q. Après le shooting pour NYLON, la tradition est de prendre un selfie c’est ça ? Est-ce que vous avez des préférences par rapport à l’angle à choisir pour les selfies ou pas du tout ?

 

HAN. En fait, ça dépend des jours. Parfois, mon visage me paraît presque étranger. Parfois je préfère mon profil droit, parfois le gauche. Alors à chaque fois, quand je regarde l’appareil, je cherche l’angle de prise de vue qui rend le mieux et je me dis “Tiens, aujourd’hui c’est ce côté le mieux”. Si je devais donner un seul conseil, ce serait surtout d’éviter d’avoir les yeux gonflés ou le visage congestionné. De nos jours, on peut faire plein de choses pour ça, comme les massages au gua sha (ndlr : outil de massage du visage traditionnel), ou même prendre des compléments alimentaires qui aident à la décongestion. Je pense que ça peut aider d’utiliser ce genre de choses.

 

Q. Pourriez vous transmettre un message aux STAY pour leur dire que le maquillage peut faire ressortir de nouvelles facettes de leur charme ?

 

HAN. Pendant le shooting d’aujourd’hui, j’ai encore une fois réalisé qu’au lieu de se maquiller de la même façon tous les jours, essayer des choses différentes peut révéler une autre facette de soi-même. Même si vous suivez une routine de maquillage, j’aimerais que vous essayiez de nouvelles couleurs ou de nouvelles techniques de temps en temps. Quand je change de maquillage, mon attitude aussi change, ça fait parfois ressortir des aspects de ma personnalité que j’ignorais moi même. Ça m’est vraiment arrivé aujourd’hui.

 

Q. Une nouvelle tournée à débuté, vous avez déjà fait la moitié des dates à Séoul n’est-ce pas ? (le shooting a eu lieu fin juillet) Pendant la préparation du concert, qu’est-ce qui vous a le plus marqué ?

 

HAN. Comme nos fans le savent déjà, cette fois on a dû se préparer en faisant très attention à la blessure à la cheville de Seungmin. Et même blessé, il est resté avec nous tout le temps, juste pour s’imprégner de l’essence des chorégraphies. À chaque répétition, il s’excusait auprès de nous, et je me faisais du souci pour lui. Mais une fois sur scène, il a délivré une performance parfaite. En tant qu’artiste, collègue et ami, je pense vraiment qu’il s’est conduit très professionnellement et qu’en plus, il était vraiment cool au final.

 

Q. Est-ce qu’il y a des différences entre la scène que vous vouliez au départ et celle sur laquelle vous êtes monté ?

 

HAN. Oui. Déjà pendant les répétitions je me disais, “cette setlist est vraiment balèze. Mais quand on l’a répété sur scène pour la première fois, c’était pas juste dur, j’ai cru que j’allais y rester ! (rires) Je pense vraiment que c’est la tournée avec le plus de danses qu’on ai jamais faite. Et comme il y a des spectateurs en 360°, tout autour de nous, la façon dont on bouge devient plus compliquée, je dois regarder de tous les côtés en même temps, et la première fois, j’étais vraiment anxieux. Heureusement, grâce à une période de répétitions un peu plus longue, j’ai pu aborder la première date du concert avec les chorégraphies et le “flow” bien en tête. Évidemment, ce n’était pas facile. Mais chanter et danser sur scène, tout en sueur, je crois qu’il n’y a pas de plus grand bonheur pour un artiste. Parce qu’ on ne ressent pas que la difficulté.

 

Q. Qu’est-ce que ça vous a fait de vous retrouver sur scène ?

 

HAN. J’étais vraiment heureux de revoir nos STAY après si longtemps, et le nombre énorme de personnes qui continuent à nous aimer m’a encore frappé. Je suis juste empli de gratitude. Cette fois, on a décidé d’ajouter beaucoup de mouvements de danses pour exprimer les souvenirs et l’énergie de nos débuts. Et nos STAY ont parfaitement compris le message. Pendant le concert, il y avait plus de fans qui criaient et s’éclataient que ceux qui tiennent juste leur téléphone en l’air pour filmer. On avait l’impression que notre énergie était contagieuse, c’était une émotion étrange, mais plus que de la surprise, j’étais surtout submergé par ma gratitude envers eux.

 

Q. Pour quelle partie du concert doit-on avoir le plus hâte ? S’il y a quelque chose de spécial auquel s’attendre lors des concerts au Japon, s’il vous plaît dîtes-le nous !

 

HAN. Et bien cette fois, plutôt que de mettre en avant des chansons en solo ou en units, nous avons élaboré une setlist qui permette le plus possible aux huit membres de Stray Kids de chanter ensemble. Je suis sûr que la majorité des gens veulent nous voir nous donner à fond et suer tous les huit, ça compte beaucoup pour les fans et pour nous. La setlist sera un tout petit peu différente entre la Corée et le Japon. Comme la scène est immense, je ferai bien attention d’aller partout, et nous ferons tous très attention à ce que nos danses et nos mouvements s’organisent d’une manière à ce que tout le monde puisse nous voir. J’ai vraiment prévu de danser et chanter de tout mon cœur, jusqu’à m’en évanouir s’il le faut.

 

Q. Pendant les concerts au Japon, vous vous exprimez beaucoup en japonais pendant vos discours, est-ce qu’il y a des termes que vous avez prévu d’utiliser ?

 

HAN. Oui c’est “yaho” (rires). Les membres l’utilisent beaucoup aussi, et comme c’est à la mode en ce moment sur les réseaux, je me suis renseigné et j’ai appris qu’en fait ça vient du Japon. Je trouve que ce serait marrant de crier ça devant les STAY, donc au Japon, je pense que je vais commencer par hurler “yaho” au début. (rires) Il y a aussi une expression que je voudrais vraiment essayer d’utiliser un jour, elle vient d’un animé. Dans One Piece, quand Zoro admet sa défaite devant Mihawk, au lieu de lui tourner le dos, il met bien en avant sa poitrine. Et il lui dit “Attaquer par derrière est vraiment la chose la plus lâche qu’un sabreur puisse faire à un autre n’est ce pas ?”. Puis, en même temps qu’il entaille Zoro, Mihawk lui lance : ”Bien dit !”. J’aimerais pouvoir utiliser cette punchline : “Bien dit !” (rires). Je me dis qu’il faut la dire au moment le plus opportun, mais il n’est toujours pas arrivé.

 

Q. Donc vous aimez les animés ? Parmi ceux que vous avez vu jusqu’à présent, lequel était le plus intéressant ?

 

HAN. J’ai aimé One Piece, Naruto et Bleach bien sûr, mais aussi Quand Takagi me taquine, Kotaro en solo, Mon Histoire et aussi Bloom (The Fragrant Flower Blooms with Dignity).

 

Q. Est ce qu’il y a quelque chose que vous aimeriez essayer de faire pendant les dates au Japon ?

 

HAN. J’ai vu sur YouTube qu’il y a un restaurant dans lequel on peut pêcher le calamar qu’on va manger, et que le cuisinier le prépare en sashimi devant toi. Je veux absolument aller dans un restaurant de ce genre. J’aimerais aussi aller dans les endroits où on peut se rassembler autour d’un foyer irori et manger du poisson en brochette et grillé. (ndlr : irori, foyer traditionnel japonais encastré dans le sol ou le plancher). C’est ce qu’on appelle “robatayaki” au Japon je crois. Je n’ai vu ça qu’en photo ou vidéo, j’aimerai vraiment en faire l’expérience un jour.

 

Q. Depuis le début de votre carrière, vous avez visité le Japon plusieurs fois déjà, est-ce qu’il y a un lieu qui est particulièrement un bon souvenir pour vous ?

 

HAN. Oui, en face de la Tokyo Tower. Au tout début de ma carrière, je passais souvent par ce quartier, donc juste la vision de cette tour me ramène des années en arrière. La première fois que je suis allé au Japon, l’hôtel dans lequel on logeait était en face de la Tokyo Tower. À l’époque, on partageait une chambre avec les autres membres, et je me souviens très bien que dans cette chambre j’étais tout excité d’être là et je leur disais : “Wow, vous vous rendez compte ? On a fait tout ces kilomètres pour venir travailler au Japon, on est connu à l’étranger maintenant, c’est fou non ?”

 

Q. La première partie de la tournée au Japon commence le 29 août au MUFG Stadium, le stade national du pays. Ce sera la première fois que ce stade sera complet pour des concerts d’artistes masculins non japonais. Quelle impression cela vous fait ?

 

HAN. Je ne réaliserai vraiment que lorsque j’y serai. À mes tout débuts, je me souviens regarder mes aînés sur cette immense scène, et jamais je n’aurai pensé que nous y serions un jour. C’est encore plus émouvant, et je suis vraiment reconnaissant envers des tas de gens, car on est pas les seuls à avoir travaillé dur pour en arriver là. Je suis persuadé que ça a été possible grâce à l’agence bien sûr, mais aussi grâce à tous ceux qui nous ont encouragés, et surtout grâce aux STAY qui nous soutenaient. Et puis nous avons aussi suivi le chemin tracé avant nous par nos aînés, qui ont beaucoup travaillé pour ça. J’espère que notre parcours sera aussi un morceau de ce chemin, une aide pour la prochaine génération.

 

Q. Parmi tout ce que vous avez fait, pensez-vous qu’il y ait eu un moment décisif qui vous ait fait devenir les artistes que vous êtes aujourd’hui ?

 

HAN. Sans aucun doute, c’est quand la chanson “God’s Menu” de l’album “GO LIVE” est sortie. Ça a été je pense le tournant décisif du groupe que nous sommes devenu, autant musicalement qu’en termes d’état d’esprit, mais aussi dans quelle direction nous voulions aller. À ce moment-là, on avait choisi une chanson différente pour être la title track de l’album, mais après y avoir bien réfléchi, on a changé d’avis et on a choisi celle en laquelle on avait le plus confiance. On en a beaucoup discuté, et après avoir consulté le label, on à choisi “God’s menu”. À partir de ce moment, on a pu insuffler nos propres couleurs plus intensément dans notre musique, et on a aussi pu transmettre les messages qu’on voulait vraiment partager. C’est pour ça que je pense que ce moment à été le tournant décisif de notre carrière.

 

Q. Encore aujourd’hui, neuf ans après vos débuts, on a l’impression que votre état d’esprit est resté le même. Y a-t-il un secret pour rester les mêmes qu’au début ?

 

HAN. C’est même plus que de rester dans le même état d’esprit au final. Plus il y a de gens qui nous suivent, plus nous devons travailler dur. Je ne peux pas me souvenir des visages de tous les gens qui viennent nous voir, mais eux, par contre, ils se rappellent de moi ce jour-là, vous voyez ? Donc la seule chose que je puisse leur offrir en retour c’est de donner mon maximum sur scène. C’est pour ça que je monte sur scène, et c’est aussi une sorte de politesse, c’est le moins que je puisse faire pour nos fans, et tous les membres pensent de même.

 

Q. Est-ce que les membres et vous formez réellement une famille ?

 

HAN. Absolument. C’est le fruit d’une très longue et parfois douce-amère relation. (rires) Tous ceux qui ont des frères ou des sœurs voient ce que je veux dire je pense. Quand vous voyez les autres vraiment tous les jours, vous pouvez en avoir marre. Mais c’est seulement quand vous êtes séparé de votre famille que vous vous rendez compte à quel point ils vous manquent. Et c’est vrai, on se sent vraiment seul quand on est pas avec les autres membres. De temps en temps, quand il y a une journée de congés et que chacun part de son côté, je ne peux pas m’empêcher de penser à eux. Parfois je suis nostalgique des moments a huit, l’atmosphère qu’il y a quand on est ensemble. Ça fait deux jours que je ne les ai pas vus là, et ça va très bien. Je sens qu’ils vont commencer à me manquer dès demain ! Mais comme on fait un concert demain soir, on va se voir de toute façon, donc ça va. (rires)

 

Q. Dans une interview de Lee Know pour NYLON JAPAN, nous lui avions demandé ce qu’il respectait chez les membres du groupe. Et vous concernant, il a juste dit qu’il aimerait que vous portiez des vêtements à la maison. Je vous offre une chance de vous défendre. (rires)

 

HAN. Lee Know, tu as vraiment parlé d’un truc pas important, franchement. (rires) Je ne réfute pas. Parce que c’est vrai. Mais il fait chaud quoi ! Et quand on est en hiver, le chauffage chauffe vraiment bien. On est deux gars, donc c’est ok non ? Si ça le frustre, j’ai juste envie de lui répondre qu’il n’a qu’à enlever ses vêtements lui aussi ! Et puis je signale que ce gars là vient directement dans ma chambre en sortant de la douche. (rires)

 

Q. Qu’est-ce qui vous fait rire chez les autres membres ?

 

HAN. Changbin me fait prendre des fous rires. Seungmin est drôle naturellement, il peut penser et dire des trucs auxquels personne ne pense. Ensuite Felix l’imite, et c’est encore plus marrant. (rires) I.N est tellement mignon que ça me fait rire. Bang Chan ressent toujours le besoin de faire rire les autres, c’est ce qui frappe le plus. Quand on est tous ensemble, Lee Know n’est pas marrant. Comme il y a déjà les autres pour faire rigoler, il conserve son énergie pour autre chose. Par contre, quand on est tous les deux, ou juste en groupe de trois ou quatre, Lee Know est la personne la plus drôle au monde. Hyunjin ne cherche pas à faire rire les autres, mais sans le vouloir il sort des remarques qui tombent juste parfaitement. Tout en restant serein, décontracté et cool, c’est lui qui me fait le plus rire. Il est super beau et en plus il a un super sens de l’humour, je suis jaloux. (rires)

 

Q. Quelle est la dernière chose qui vous a fait rire ?

 

HAN. L’autre jour, pendant des répétitions, Changbin n’a pas entendu ce que le coach disait parce qu’il était sur son téléphone. Donc on s’est tous mit à l’appeler comme si on appelait un petit chien, en faisant claquer nos langues. Et il est venu tout de suite, on aurait vraiment dit un petit chien, tout le monde était tordu de rire.

 

Q. J’ai appris que vous étiez fan de dinosaures, pourquoi ça ?

 

HAN. Je suis très attiré par les choses que l’on ne peut pas voir ou atteindre, comme les dinosaures et l’espace. On ne peut pas croiser de dinosaures ni voyager dans l’espace. Je pense que ce genre de choses sont en quelque sorte irréelles et attirent beaucoup ma curiosité.

 

Q. Vous avez un lézard, Richard, le choix de cet animal est-il lié à votre passion des dinosaures?

 

HAN. Bien sûr, les dinosaures sont ses ancêtres directs. (rires) Richard est un gecko, elle est juste trop mignonne. Elle a bien grossi, elle mange six criquets d’un coup maintenant, et elle arrive à muer seule. Elle est très sensible à la température, donc je fais bien attention. C’est mon enfant, si adorable, qui mange beaucoup, dort beaucoup et se porte bien, et qui ne vient pas beaucoup vers moi, mais je l’aime quand même. (rires)

 

Q. Comment Lee Know, qui vit avec vous, a réagi ? Et les autres membres ?

 

HAN. Ils ont été moins intéressés que ce que je m’y attendait. Ça fait des années que je dis que je veux avoir un lézard, donc peut-être que c’est juste parce qu’ils n’étaient pas surpris. Le jour où j’ai ramené Richard à la maison, la seule chose que Lee Know à dit c’est : “Je savais que ça finirait par arriver.”

 

Q. C’est peut être une question bizarre, mais si vous deviez avoir un dinosaure au lieu d’un lézard, ce serait quoi ?

 

HAN. Comme beaucoup d’hommes, je dirai un T-Rex, avec les petites pattes avant. (rires)

 

Q. Revenons au shooting. Le thème général est “The shape of beauty”, les formes de beauté qui peuvent être interprétées de manière différente selon nos valeurs et notre culture. Il n’est pas seulement question de beauté extérieure, mais aussi d’avoir un bon état d’esprit.

 

HAN. Par rapport à notre profession, c’est évident que l’on doit faire attention à notre apparence, car nous sommes des personnages publics. Malgré tout, je ne pense pas que seule la beauté extérieure compte. Je trouve que quelqu’un peut être attirant s’il a un bon état d’esprit. La façon dont on se tient vient de là, et ça se reflète dans nos expressions faciales et dans notre comportement. Les gens qui ont ce genre de qualité semblent toujours cool. Ce type d’apparence est devenu mon standard de beauté.

 

Q. Que veut dire la “vraie beauté” pour vous ?

 

HAN. Ma réponse ne va sans doute pas vous paraître originale, d’ailleurs elle m’a embêté pas mal de temps, je me demandais s’il n’y avait pas une meilleure façon de le dire, mais je ne crois pas : au final, la meilleure façon d’être beau, c’est d’être soi-même. D’ailleurs en coréen l’étymologie du mot beauté “아름답다”, vient de “아름”, qui veut dire “moi, je”, et de “답다”, qui signifie “être comme”. Donc la beauté ce serait “être comme soi-même”. Il y a des tas de mots différents pour la mode, pour les styles de maquillage, mais à mon sens c’est juste une façon de rendre ça plus facile à utiliser. Si vous trouvez le style qui vous ressemble le plus et que vous l’adaptez pour qu’il vous aille, il deviendra le vôtre, et c’est ce qui s’approche le plus de la “vraie beauté” pour moi.

 

Q. Quelle valeur a la beauté pour vous ?

 

HAN. Je suis convaincu que la beauté est quelque chose que l’on ressent, pas quelque chose que l’on voit. Je pense qu’on perçoit la beauté avec tous nos sens, dont la vue bien sûr. Mais c’est pour cette raison précise que pour moi, on est capable de la percevoir intuitivement et émotionnellement. À mon sens, quand on parvient à ajuster tous nos sens avec ce que l’on ressent face à quelque chose de beau, à ce moment-là, on est vraiment prêts à recevoir la beauté qui se présente à nous.

 

Q. Une dernière chose. Pouvez vous dire un mot aux STAY qui vont lire cette interview juste avant le concert ?

 

HAN. Je suis vraiment désolé de vous avoir fait attendre, parce que je sais ce que ça fait. Malgré tout, on est vraiment de retour, on a travaillé dur et on est cool, mais on a grandi que de 0,1% ! On se retrouve très bientôt !

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