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INTERVIEW DE FELIX POUR VOGUE KOREA AVEC LOUIS VUITTON

© Na Jieon

Trad KR-ENG : FLX_INTL

Trad ENG-FR : Stray Kids France
Ne pas reposter sans les crédits complets. La traduction peut contenir des erreurs/reformulations.

Q. J’ai entendu dire que vous écriviez vos pensées et états d’âme dans un carnet. Y a-t-il une raison particulière à cela ?

 

FLX. Ces derniers temps quand j’écoute de la musique, je fais davantage attention aux paroles. Il y a des mots qui me marquent. Quand il y a des paroles avec un sens dont je veux me souvenir, j’y prête plus attention. J’écris les parties des paroles qui m’inspirent ou auxquelles je peux m’identifier. J’étudie beaucoup la façon avec laquelle les gens vivent et comment ils se sentent.

 

Q. Y a-t-il des paroles que vous avez notées récemment ?

 

FLX. Mon carnet est à la maison… Hmm, la chanson qui me reste en tête en ce moment est “In The Dark” sur laquelle nous avons travaillé avec DJ Snake, surtout le refrain “I don’t wanna live another day without you in the dark”. J’ai longtemps réfléchi à la manière avec laquelle ces paroles sont nées. Les paroles sont sombres mais le morceau est rétro et léger, alors j’ai essayé de voir comment ces deux éléments pouvaient se mélanger. J’ai fait un copié/collé des paroles dans mon téléphone et les ai écouté en boucle en y réfléchissant.

 

Q. Aujourd’hui, vous avez fait une séance photo en portant des vêtements Louis Vuitton par Nicolas Ghesquière. On dit que vous vous inspirez beaucoup l’un de l’autre. Quel type d’inspiration échangez-vous ?

 

FLX. Je suis du genre à être curieux de plein de choses, et Nicolas est pareil. On se partage des photos et on parle de choses artistiques que nous rencontrons dans nos vies, dans la mode, l’art, etc… On s’échange beaucoup d’idées. Comme Nicolas créé des pièces non-genrées, je m’y suis naturellement intéressé. Je lui demande des choses comme “Je veux exprimer ce sentiment sur scène, quel tenue pourrait coller avec cette chanson ?” C’est pour cela que Nicolas a réalisé des pièces sur-mesure pour moi pendant la tournée. Pour les défilés Louis Vuitton, il suggère d’abord, “Cette tenue va bien avec ton visage, ta personnalité, ton énergie et ton aura.” Nicolas et moi nous entendons très bien.

 

Q. Quand vous portez ces vêtements, vous devez vous sentir comme une nouvelle personne, quelles pensées avez-vous le plus ?

 

FLX. Cela dépend de la situation, mais je gagne en confiance. Aujourd’hui, je porte les vêtements qu’il a fait et je pense qu’ils me vont bien alors j’ai eu un gros boost de confiance en moi. (rires)

 

Q. Cela veut dire que vous n’êtes pas confiant de nature ?

 

FLX. Non, je ne suis pas né confiant. En grandissant, j’ai gagné en confiance et en motivation grâce aux personnes autour de moi. En recevant beaucoup d’amour, plusieurs émotions se sont assemblées pour faire le moi d’aujourd’hui.

 

Q. Nicolas Ghesquière veut briser les barrières du genre, et vous en êtes l’égérie. Faites-vous des efforts particuliers pour coller à cette image ?

 

FLX. Les coupes des vêtements pour femmes sont différentes de celles des vêtements pour hommes. Pour porter des vêtements de femmes confortablement, je ne peux pas faire trop de musculation ou prendre trop de poids, sinon la tenue ne rend pas bien. Cela prouve à quel point je respecte et aime la mode et le style de Nicolas. Je pense aussi à quel type de coiffure irait avec. La raison pour laquelle j’ai gardé mes cheveux longs et blonds si longtemps est que cela va le mieux avec les vêtements Louis Vuitton. Les cheveux clairs font davantage ressortir les vêtements et ont plus d’impact.

 

Q. Donc dans la vie quotidienne vous ne faites pas vraiment la différence entre le masculin et le féminin ?

 

FLX. Quand je m’habille, je m’en fiche que quelque chose soit davantage pour les garçons ou pour les filles, je prends juste ce qui me va. À partir du moment où il y a une pièce qui ressort plus que les autres et rend la tenue mémorable, puis qu’elle reste naturelle, ça me va.

 

Q. En un sens, le message de Stray Kids est également sur le fait de rejeter les standards de ce qui est perçu comme normal. Nous sommes bizarres et différents, mais nous avons décidé de l’accepter. Dans la chanson “S-Class” il y a les paroles “Ce qui est bizarre devient spécial”. Quelle partie de vous est différente des autres ?

 

FLX. J’ai entendu dire que je suis joli et que ma voix est grave et masculine. Ces deux choses ensemble me donnent une image androgyne, que peu de gens ont, donc je le vois comme une grande force. Cela me permet de m’essayer à une grande variété de styles.

 

Q. N’avez-vous jamais eu peur d’être différent ?

 

FLX. Tout le monde est différent de toute façon. La raison de pourquoi je ne me suis jamais inquiété est qu’être différent semble être plus naturel. Pour certaines personnes, un look musclé est naturel, pour d’autres une figure élancée est naturelle. Je trouve que toutes ces facettes sont bonnes. Avoir sa propre couleur unique, c’est ça que j’aime.

 

Q. Vous avez dit que vous manquiez de confiance quand vous étiez plus jeune, comment pensez-vous que votre talent et vos efforts s’équilibrent maintenant ?

 

FLX. L’effort et le talent sont des choses bien différentes. Je ne sais pas vraiment ce que j’ai. Je pensais juste que je devais travailler dur dans chaque discipline. Après mes débuts et en ayant eu plusieurs expériences, les gens m’ont dit, “Tu es vraiment cool quand tu fais ça”, et c’est comme ça que j’ai réalisé que j’étais bon dans une discipline ou une autre. C’est là que la confiance est venue. J’ai découvert mes forces grâce à plein de personnes autour de moi. Avant cela, je pensais vraiment que tout demandait de l’effort. Je me souviens de quelque chose que Pietro Beccari, Président et PDG de Louis Vuitton et ancien footballeur, m’a dit. Il a dit “Dans n’importe quoi, 90% est de l’effort, 10% est aussi du talent.” Je pensais que mes compétences étaient le résultat de 100% d’effort, mais quand les gens disaient, “C’est quelque chose avec lequel tu es né”, “C’est ton talent”, j’ai réalisé que ce 10% était du talent. Le travail est nécessaire, mais vous devez aussi découvrir votre talent. Surtout quand vous vous préparez pour quelque chose d’important.

 

Q. Votre nouvel album <SKZ IT TAPE ‘DO IT’> sort le 21 novembre. Cet album semble différent de votre dernière Mixtape, ou <SKZHOP HIPTAPE>. Les images teaser ont un concept “immortels des temps modernes”. Qu’est-ce que les membres ont considéré comme le plus important en préparant cet album ?

 

FLX. Nous avons mélangé les cultures coréennes et hip-hop, à la sauce Stray Kids. L’aspect “immortel” était voulu. Nous voulions montrer une nouvelle facette que les fans n’ont pas encore vu, alors nous avons beaucoup discuté du concept entre nous. Nous avons échangé beaucoup d’opinions sur la chorégraphie, le styling, les clips vidéo, avons fait plusieurs changements, et nous sommes beaucoup préparé ensemble.

 

Q. Cela combine donc les deux sens de 신선하다 (frais) et 신선놀음 (immortels). De plus, “DIVINE” et “DO IT” sont tous deux les titres principaux.

 

FLX. Oui. Nous avons décidé d’avoir deux titres principaux cette fois-ci parce nous aimions les deux chansons et avons trouvé qu’elles allaient bien ensemble. “DO IT” est un morceau à influences reggae-ton avec une ambiance posée. “DIVINE” sonne très bien à l’oreille. J’espère que les STAYs les aimeront.

 

Q. Stray Kids n’arrête pas d’atteindre de nouveaux records : 7 albums consécutifs numéro 1 dans le classement Billboard 200, 3 millions de ventes en première semaine pour <KARMA>, 17 clips vidéo avec plus de 100 millions de vues, 10 milliards de streams sur Spotify, etc… Quel est le record qui semble le plus important pour vous ?

 

FLX. Chacun de ces records est énorme, et les anciens aussi. Honnêtement, nous en sommes arrivés là grâce aux STAYs, et nous avons grandi ensemble avec eux. Je pense que nous nous prenons tous la main marchant ensemble sur ce chemin. Les numéro 1 sur le Billboard 200 et les prix sont très biens, mais notre voeu le plus fort est de toujours pouvoir aller à la rencontre des STAYs pendant des tournées et des concerts. Être sur scène est ce que j’aime le plus. C’est notre objectif le plus important.

 

Q. Vous avez parcouru le globe pendant plus d’un an avec votre tournée <dominATE>. Il doit y avoir un énorme écart entre être sur scène devant des dizaines de milliers de fans qui vous acclament et l’après-concert, cela n’est-il pas difficile ?

 

FLX. Mis à part le jet-lag, rien n’était dur. Une tournée veut dire que nous avons tous décidé d’aller rencontrer nos STAYs qui sont loins de nous. Ce sentiment a rendu le tout très amusant. C’est la partie la plus importante de nos vies. Les STAYs bougent encore plus que nous : ils crient, ils dansent. Voir cela me remplit d’une incroyable énergie. C’est pour cela que nous ne sommes jamais fatigués même après s’être produits pendant plus de quatre heures. En vérité, je suis toujours un peu nerveux de monter sur scène devant tant de gens. Mais dès que le concert commence, tout ce que je vois est des étoiles qui brillent, et ce sont tous nos STAYs.

 

Q. Les attentes des gens ne s’arrêtent pas de grandir parce que Stray Kids se renouvellent constamment. La pression de toujours montrer de nouvelles facettes de vous n’est-elle pas lourde ?

 

FLX. Il y a un peu de pression. Nous devons travailler encore plus dur qu’avant. Mais au final, nous faisons juste les choses de la même façon, la nôtre, la façon qui est la plus confortable et naturelle pour nous. Nous écrivons et composons tout nous-mêmes, alors c’est le plus naturel.

 

Q. Cet album dit “Faites ce que vous voulez.” Y a-t-il quelque chose que vous voulez essayer personnellement ?

 

FLX. Personnellement, je veux faire de la musique pop. Je veux essayer de faire des balades et du R&B. Ce serait bien si les auditeurs s’identifiaient à ces chansons. Je réfléchis beaucoup à la manière avec laquelle transmettre des messages d’une façon où même si des gens ne connaissent pas bien la K-Pop, juste des personnes qui aiment la musique, pourront s’y reconnaître.

 

Q. Y a-t-il un message que vous voulez transmettre en vous connectant à tous ces gens ?

 

FLX. “Je m’appuie sur quelque chose quand les temps sont durs. Sur quoi vous vous appuyez ? Je veux m’appuyer sur quelque chose aussi.” Je voudrais transmettre cette idée d’une manière douce et que beaucoup de gens puissent écouter cette histoire.

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