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INTERVIEW DE FELIX POUR ESQUIRE KOREA AVEC LOUIS VUITTON

Trad KR-FR : Stray Kids France
Ne pas reposter sans les crédits complets. La traduction peut contenir des erreurs/reformulations.

Q. J’ai entendu dire que votre emploi du temps vous fait partir à l’étranger immédiatement après l’interview.

 

FLX. Effectivement. Cette année, j’ai encore une fois la chance de participer au défilé Louis Vuitton, donc je vais à Paris.

 

Q. Êtes-vous plutôt excité ou bien plutôt nerveux ?

 

FLX. J’ai beaucoup d’attentes. Cette fois-ci je suis plutôt bien préparé. Je crois que mentalement je suis tout aussi prêt. Bien sûr, je me suis bien préparé en recevant beaucoup de cours de marche, et en étudiant aussi à propos du défilé.

 

Q. Même durant vos débuts sur le podium de Louis Vuitton l’année dernière vous avez eu de bon retours. Mais à vos yeux il y avait probablement des choses à améliorer, pas vrai ?

 

FLX. Bien évidement qu’il y en avait. (rires) En fait, comme vous le savez, je ne suis pas mannequin de profession. Bien que j’ai essayé de me préparer de mon côté en faisant des essayages, en étudiant la démarche à adopter et en réfléchissant aussi aux déplacements, c’était difficile de tout assimiler parfaitement ainsi que d’intégrer mon propre style et mes propres gestes comme les mannequins professionnels. Du coup, il y avait sûrement des points forts, mais à mes yeux, il me semblait y avoir des faiblesses visibles.

 

Q. Qu’en est-il du premier point ? Quels sont les atouts de Felix en tant que mannequin ?

 

FLX. Tout d’abord, à ce moment-là, Nicolas (le directeur artistique de Louis Vuitton, Nicolas Ghesquière) s’est vraiment beaucoup occupé de moi. La célèbre maquilleuse Pat McGrath m’a vraiment joliment maquillé. En accord avec le concept, non seulement les vêtements mais aussi la coiffure et le maquillage, on était préparés de manière tellement parfaite par toute l’équipe…

 

Q. Hé ! Au lieu de parler des mérites des autres, parlez-moi d’un seul atout de Felix en tant que mannequin.

 

FLX. (rires) Donc, c’est eux qui, en se préparant si intensément, m’ont donné confiance en moi. Grâce à eux, je pense que j’ai moi aussi pu comprendre et assimiler plus clairement la tenue et le concept. Et les STAYs. Sur place, il y avait aussi des STAYs qui m’encourageaient chaleureusement, et c’est grâce à leur soutien que j’ai reçu une grande force. Je pense que mes atouts sont ma confiance en moi et la présence de ces personnes qui m’aident à l’améliorer.

 

Q. De plus, vous portez la ligne de vêtements pour femmes de Louis Vuitton. Je pense que cela ne peut être qu’une collaboration nécessitant beaucoup de confiance en soi.

 

FLX. C’est un point qui est en accord avec le style que je recherche depuis le début, donc ce n’est pas quelque chose qui me met particulièrement une grosse pression. À la base, je recherche aussi un style unisexe, j’étais curieux de voir quel nouveau ressenti je pourrais créer en portant une ligne féminine, en particulier chez des marques comme Louis Vuitton. Ce n’est pas encore quelque chose de très courant pour un homme de porter des vêtements pour femmes, n’est-ce pas ? De cette manière, c’est aussi intéressant dans le sens où cela me permet d’explorer de nouvelles choses.

 

Q. Avez-vous toujours eu un esprit résistant ?

 

FLX. Je pense honnêtement que c’est grâce aux STAYs que j’ai toujours cette envie de chercher quelque chose de nouveau. Ils me soutiennent toujours, ils prennent soin de regarder toutes mes activités n’importe où que j’aille et quoi que je fasse. C’est bien sûr une préoccupation pour moi de me demander comment je pourrais leur rendre la pareille au double. C’est pour ça que si possible, j’essaie de montrer encore plus de choses que je n’avais jamais pu montrer auparavant. Monter sur scène avec une tenue stylée et danser est déjà une belle façon pour moi de rendre la pareille, mais, je pense aussi à d’autres façons avec lesquelles je pourrais le faire dans d’autres domaines, vous voyez ? Personnellement, j’ai beaucoup d’intérêt pour la mode, parce que les fans aiment aussi le fait que je poste des photos avec des vêtements qui reflètent bien mes goûts, alors je sais un peu plus attention à cet aspect là.

 

Q. Récemment, vous vous consacrez beaucoup dans les dons et le bénévolat, pas vrai ? Ce pourrait-il que cette initiative est lié avec l’affection que vous portez envers vos fans ?

 

FLX. On peut dire que le point de départ remonte à une époque un peu plus ancienne. Vous voyez, depuis que je suis petit, j’avais l’habitude de faire des dons, même si ce n’était qu’un dollar à la fois. Le fait que même un dollar puisse aider quelqu’un m’a beaucoup touché, et j’ai toujours souhaité faire des dons plus conséquents plus tard. Cependant, maintenant je fais un travail dans lequel je suis aimé par beaucoup de personnes, cela m’a sûrement amené à penser qu’il faut que je rendre encore plus d’amour en retour.

 

Q. Vous êtes le plus jeune membre de l’histoire de l’UNICEF Honors Club, et vous faites également des dons à de diverses organisations, pas vrai ? L’année dernière, pendant vos longues vacances, vous êtes allé faire du bénévolat au Laos.

 

FLX. Je pense que c’était quelque chose de naturel. Quand on se pose la question de comment donner plus de notre temps pour aider, il n’y a rien de mieux que de rencontrer les gens en personne et de leur donner directement, n’est-ce pas ? En y allant réellement, j’ai pris pleinement conscience de cela. En arrivant là bas, c’était complètement différent que ce que j’avais imaginé ou vu à l’écran. J’ai eu ce sentiment d’ouvrir les yeux, et la pensée de vouloir transmettre du bonheur à davantage de personnes m’est venue. C’est pourquoi je me suis dit “C’est un vrai soulagement d’avoir décidé de faire du bénévolat en personne”.

 

Q. Qu’est-ce qui vous a le plus marqué ?

 

FLX. Les enfants. Un moment dont je me souviens encore était quand j’aidais à préparer les fournitures nécessaires dans un hôpital près du village. Là-bas, on donne aux enfants souffrant de carences nutritionnelles des médicaments contenant des compléments. Mais les enfants avaient du mal à les prendre. Étant donné qu’ils ont reçu des vaccins dans cet hôpital depuis qu’ils sont tout petits, ils ont peur de ce qu’on leur donne. Alors, on essayait de les rassurer pour qu’ils les prennent, et on expliquait aussi aux mamans pourquoi c’était important qu’ils les prennent régulièrement. C’était vraiment touchant et un peu triste.

 

Q. C’est sans doute cette triste ironie qui a fait que ce moment vous a marqué.

 

FLX. Effectivement. Même si ce moment était triste, quand je pense aux enfants, le sentiment de bonheur est plus grand. C’était la première fois que je voyais des enfants aussi doux et purs comme ça. J’y suis allé pour leur partager du bonheur, mais au final c’est moi qui en ai reçu encore plus. Vous savez, il faut toujours redonner le double de ce que l’on reçoit. C’est pourquoi je fais plein de projets en ce moment afin de pouvoir retrouver ces amis (les enfants). Rien que de penser aux enfants me rend heureux.

 

Q. Le montant du don était assez important, et le fait de consacrer du temps que vous pouviez passer avec votre famille à des activités de bénévolat nécessite la compréhension et le soutien de votre famille, n’est-ce pas ? Mais en fait, en plus de leur compréhension, nous avons découvert que votre mère vous a même accompagné lors de votre bénévolat au Laos.

 

FLX. C’est vrai. Ma mère s’intéresse beaucoup à ce genre d’activités. J’ai réalisé que les sentiments de ma mère étaient les mêmes que les miens. C’est pourquoi elle m’a accompagné, et c’était vraiment une bonne décision. Même si nous faisions la même chose, cela a rendu l’expérience agréable et nous avons pu partager des conversations profondes que nous n’avons pas l’habitude d’avoir. Et comme je l’ai dit tout à l’heure, il y a eu des moments un peu tristes mais, le fait que ma mère soit à mes côtés m’a apporté un grand réconfort. Les membres d’UNICEF étaient également vraiment rassurants. Grâce à leur présence je pense que la tristesse est devenue une source de force.

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