TITRE
crédits
INTERVIEW DE FELIX POUR BEAUTY+
Trad KR-ENG : msch8f (X)
Trad ENG-FR : Stray Kids France
Ne pas reposter sans les crédits complets. La traduction peut contenir des erreurs/reformulations.
Q. Avant le tournage, j’ai entendu plusieurs fois que “Felix a vraiment une apparence charmante” de la part du staff. Entendre ce genre de paroles maintenant doit devenir un peu lassant à force, non ?
FLX. Pas du tout. Ce n’est pas lassant. C’est même plutôt agréable. En fait, la plupart du temps pendant les jours où je travaille je finis par passer la journée maquillé, n’est-ce pas ? Peut-être que pour cette raison, lorsque je me démaquille ou bien les jours où je ne me maquille pas, je me préoccupe de l’état de ma peau et je ressens le besoin d’en prendre soin. Chaque fois qu’on me complimente et qu’on me dit “Tu es beau” ou “Tu as un joli visage”, je me dis que tous mes efforts en valaient la peine. Je me dis que je devrais encore plus en prendre soin, non ? Haha.
Q. Surtout en particulier les tâches de rousseur. Tout à l’heure, pendant le tournage vous avez dit mine de rien que vous vouliez les effacer lorsque vous étiez enfant ?
FLX. Quand j’étais enfant, je les détestais. Quand j’avais 5 ans, j’ai réalisé que j’étais le seul coréen de mon quartier à avoir des tâches de rousseur. Je me souviens que je détestais, simplement parce que je me sentais différent des autres. Mais, depuis que je suis arrivé en Corée du Sud et que j’ai commencé ma vie de trainee, j’ai beaucoup reçu de compliments sur mes tâches de rousseur. Au contraire, il y avait même des gens qui étaient envieux à ce sujet. Depuis ce moment là, je pense que l’idée de ne pas aimer mes tâches de rousseur a disparu.
Q. Cela doit sûrement être dû à la lumière intense du soleil d’Australie. Après avoir vécu en Australie, un pays tranquille et en harmonie avec la nature, vous êtes venu à Séoul réputée comme étant une des villes les plus animées. Comment c’était ?
FLX. C’était complètement différent pour sûr. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une différence entre les deux pays mais plutôt une différence dans la façon de vivre. Parce que je n’étais qu’un étudiant qui n’allait qu’à l’école en Australie, j’avais beaucoup de temps à rester tranquillement assis pour étudier et utiliser mon cerveau. Mais comme vous le savez en Corée du Sud j’ai commencé ma vie de trainee. J’étais un enfant qui n’avait jamais pris de cours de chant qui devait commencer à apprendre à chanter, et qui devait bouger son corps afin d’apprendre à danser. En plus, à ce moment là je ne parlais pas bien le coréen non plus. Il a fallu tout apprendre du début à la fin, c’est pourquoi je pense que c’était encore plus compliqué.
Q. Cela a dû être difficile de s’adapter au changement de langue et de mode de vie.
FLX. Je pense m’être adapté plus rapidement que je ne le pensais quand même. Bien que ce soit encore insuffisant, mon coréen s’est beaucoup amélioré en aussi peu de temps qu’un an. C’est bien sûr grâce à l’aide des membres ainsi que des personnes de mon entourage.
Q. J’ai lu dans un livre qu’apprendre une nouvelle langue c’est comme se créer un nouveau soi. En réalité, est-ce que vous vous sentez aussi différent lorsque vous parlez en anglais et lorsque vous parlez en coréen ?
FLX. En Australie je suis plus du genre à être énergétique, à beaucoup parler et rire. Peut-être un Felix un peu plus amical ? (rires) En revanche, en Corée du Sud, puisque je devais apprendre une nouvelle culture et en même temps m’adapter à ma vie de trainee j’ai développé du “nunchi” (savoir-vivre spécifique à la Corée du Sud). Bien qu’il y est aussi une différence linguistique, la différence culturelle est encore plus grande.
Q. Wow, vous arrivez à comprendre précisément ce qu’est le concept du “nunchi” ? N’est-ce pas une notion qui n’existe qu’uniquement en Corée du Sud ? (rires)
FLX. Haha. Bien sûr que je le comprends. Par exemple, quand je prends un cours ou bien que je m’entraîne avec les membres, il y a toujours ce moment où je dois faire preuve de “nunchi”. Une des choses dont je suis reconnaissant dans la culture coréenne, c’est précisément le “nunchi”. Il faut avoir du “nunchi” pour que je puisse me concentrer sur la personne dont je veux le plus prendre soin et aussi mieux communiquer avec afin de comprendre quel genre de sentiments elle ressent un peu plus profondément, vous voyez ? Comme j’ai eu l’opportunité de venir en Corée du Sud, je pense que c’est une chance que j’ai de pouvoir découvrir et apprendre la culture propre à la Corée de cette façon.
Q. Pour vous le processus de casting **était la chose la plus intéressante. Vous avez dit vous être fait casté par le biais d’un message sur internet ?
FLX. C’est vrai. Au début, je ne savais pas qu’il s’agissait d’un message provenant de JYP, j’étais tout simplement là en mode “Qui essaie de me contacter?” donc j’étais un peu pris de court. C’était la première fois que je recevais un message d’une personne que je ne connaissais pas.
Q. Est-ce que devenir chanteur était votre rêve à l’origine ?
FLX. Je voulais devenir un chanteur de K-pop depuis mes 12 ans. Bien que c’était un rêve vague, c’était la raison pour laquelle je dansais comme passe-temps. Cependant, en le regardant d’un point de vue réaliste, il y avait des parties de ce rêve qui semblaient difficile à réaliser. La distance entre l’Australie et la Corée du Sud était si grande et je n’avais aucune confiance en moi-même non plus. Après y avoir réfléchi, j’ai pensé qu’il s’agissait d’une opportunité à saisir et j’ai accepté la proposition.
Q. Stray Kids est devenu, après BTS, le deuxième artiste à vendre plus de 3 millions d’exemplaires avec un seul album, réalisant le premier triple-million-seller de JYP. Quand vous avez reçu ce message pour le casting, est-ce que vous aviez imaginé devenir un artiste de cette envergure ?
FLX. Je n’aurais même pas pu l’imaginer. Dire que je n’avais pas le cœur à réussir serait un mensonge, mais plutôt que cela, en tant qu’artiste, c’était un moment où je me concentrais sur la recherche du son, de la couleur propre à notre groupe, et sur la signification de ma place au sein de l’équipe. Quel genre de musique nous créerions pour que les STAYs l’aime, quel genre de musique nous voulons faire et que nous pouvons bien faire, des choses comme ça. J’étais plus préoccupé par notre identité. Alors, 3 millions d’exemplaires, même 1 million, je ne pouvais même pas y penser. Le fait de juste être tous ensemble est agréable, et bien sûr je suis reconnaissant de pouvoir en profiter avec les STAYs. Plutôt que d’avoir fait des efforts pour réussir nous avons plutôt fait des efforts pour bien faire, et il me semble que cela nous a permis de recevoir de bons résultats.
Q. Plus vous accumulez les titres, plus la pression doit être grande.
FLX. Légèrement ? (rires) Pourtant, en pensant aux STAYs qui accueillent notre musique toujours positivement, la pression au contraire, diminue. Nous devons simplement continuer de le faire comme nous l’avons toujours fait, de façon détendue et en s’amusant. Je veux aller plus loin afin de leur rendre la pareille à leur soutien.
Q. L’année dernière, vers le mois d’avril, je suis tombée par hasard sur la chanson ‘MANIAC’ de Stray Kids qui passait durant la radio <Bae Cheol-su’s Music Camp>. Bien que ce soit une rubrique du chart Billboard représentant le Top 20 américain, entendre la nouvelle qu’un album d’un boys band coréen y avait fait son apparition était surprenant. Je suis curieux de savoir votre ressenti à propos du fait que vous élargissez peu à peu vos pas sur la scène mondiale.
FLX. Pouvoir inscrire son nom aux côtés de célèbres musiques pop sur les classements Billboard est en soi un grand honneur, bien sûr. Je suis vraiment fier du genre musical qu’est la K-pop. Petit à petit, nous avons continué de faire ce que nous voulions faire, et comme cela a bien marché, je suis surpris. Je pense qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir, mais à chaque fois que je fais face à un tel résultat, je veux encore mieux faire.
Q. J’ai encore un écho persistant de ‘CASE 143’. Je murmure même parfois la partie iconique chantée par vous. Y a-t-il quelque chose en ce moment par laquelle votre cœur est attiré comme un aimant, au point d’être complètement absorbé, comme dans les paroles de la chanson ?
FLX. Pendant un certain temps, j’étais tellement occupé que je n’avais même pas le temps de regarder des films, mais récemment j’ai eu une journée de libre, alors avec Seungmin et I.N nous avons regardé <Avatar 2>. Vous savez, il y a 10 ans, lorsque le premier film est sorti, j’étais fan. De ce temps là j’avais aussi beaucoup d’intérêt pour les graphismes. J’étais vraiment impressionné par les graphismes **réalistes. Cette fois encore, c’était vraiment génial, comme je m’y attendais. J’ai aussi été ému en retrouvant l’acteur principal dans d’autres œuvres, ce qui m’a donné une impression nouvelle.
Q. Les avis des spectateurs qui ont vu <Avatar 2> étaient divisés de façons extrêmes, mais vous êtes complètement fan. L’avez-vous regardé en 3D ?
FLX. Oui. Pendant toute la durée du film, le visuel, les idées, et le concept étaient tellement beaux, que je ne me suis pas senti lassé pendant le temps de projection de 3 heures, j’étais constamment dans l’admiration. J’ai été reconnaissant de pouvoir regarder un film aussi cool avec les membres. J’ai même pensé à la regarder encore une fois. Grâce à <Avatar 2>, j’ai un plus grand intérêt pour le thème de la nature.
Q. Vous êtes actuellement en train de réaliser votre deuxième tournée mondiale, qui vous font visiter 18 villes à travers le monde. Je pense que cette tournée doit être particulièrement spéciale car elle a lieu après l’atténuation de la pandémie. Quel est le moment qui vous a le plus marqué pendant la tournée ?
FLX. Je ne peux pas en choisir qu’un seul. L’énergie que je reçois sur scène est différente à chaque fois. Lorsque nous avons fait le comeback de ‘MANIAC’, la situation de la pandémie s’est prolongée, et nous n’avons pas pu performer devant les fans. C’est pourquoi pouvoir se produire devant les STAYs après tant de temps était un moment tellement heureux et spécial. En particulier, la tournée mondiale était une occasion de rencontrer des STAYs du monde entier, n’est-ce pas ? Évidemment, c’était agréable de réaliser qu’il y a autant de personnes à travers le monde qui se sentent connectées à notre musique.
Q. Cela fait presque cinq ans depuis vos débuts. Depuis vos débuts, quelle est la partie de vous qui a le plus changé ?
FLX. Mon apparence sur scène. Le Felix sur scène d’il y a 5 ans et le Felix d’aujourd’hui sont différents, vous voyez ? On pourrait dire que j’ai un peu gagné en confiance, et que ma propre couleur s’est intensifiée ? (rires)
Q. La chanson solo ‘Deep end’ m’a donné l’impression de découvrir un autre Felix. Il semblerait que je ne sois pas la seule personne à ressentir cela. J’ai découvert d’extraordinaires éloges sur Felix dans un post Instagram par la compositrice Shim Eunji. Elle a dit que vous pouviez utiliser les octaves librement, chanter n’importe quel ton comme vous le voulez, et que vous avez la capacité à empiler parfaitement les chœurs.
FLX. À vrai dire, pouvoir montrer ce genre d’aspect est aussi grâce à la compositrice, bien sûr. J’ai pu trouver une autre voix en apprenant beaucoup de choses grâce à la compositrice Shim Eunji. Je ne peux qu’être reconnaissant. Nous aurons encore d’autres opportunités pour nous de travailler ensemble, n’est-ce pas ?
Q. Non seulement en genre musical mais aussi en couleur de mascara, cheveux blonds, cheveux longs, fard à paupières bleu, jusqu’au paillettes, vous avez assumé divers visuels. Grâce à cela, je trouve que vous avez bien réussi la séance photo. Se pourrait-il que vous vous soyez habitué à vous tenir seul devant une caméra ?
FLX. J’aime ça au point de penser que chaque shooting est agréable. Sur scène je peux montrer un aspect différent de Felix de Stray Kids, vous savez ? Haha. Arrivé à la moitié du shooting photo je me demande avec de grandes attentes, “Quelle nouvelle image de moi je peux montrer aujourd’hui?’. Je n’ai aucune réticence à essayer de nouveaux visuels. Depuis mes débuts, j’ai eu l’opportunité d’essayer différents style de cheveux et de maquillage. J’ai pu essayer différents styles, c’était même mieux. À l’avenir aussi je veux essayer des styles que je n’ai jamais essayé.
Q. Votre surnom est “bonheur” (haengbokie). Et votre prénom “Felix” vient du latin qui signifie “chance”. Cela donne l’impression d’une personne remplie de bonheur et de chance.
FLX. Serait-ce parce que je passe tout mon temps avec de bonnes personnes ? Ces derniers temps il y a beaucoup de moments où je me sens vraiment heureux. Une grande partie de ce bonheur vient des STAYs. J’ai de plus en plus envie de rendre toute ce bonheur que j’ai reçu.
Q. J’ai lu dans un livre que le bonheur est le fait de pouvoir s’allonger et s’endormir paisiblement sans aucun soucis. Qu’en pensez-vous ?
FLX. Avant d’aller dormir je lis toujours les messages que les STAYs m’envoient. Alors, vous voyez, à ce moment là je peux bien m’endormir sans aucun soucis. Alors, ça veut dire que je suis heureux, non ? (rires) J’espère que les STAYs qui m’envoient des messages pourront également bien dormir sans aucun soucis.
Q. Pour ce photo shoot nous avons choisi un concept basé sur ce que Felix aime. Avec votre emploi du temps chargé, nous voulions vous offrir un moment où vous pourriez passer du temps avec ce que vous aimez, même si ce n’est que le temps d’un photo shoot. Les réponses que vous nous avez donné à l’avance étaient tellement enfantines alors c’était amusant. Vous avez dit que vous aimiez <Ready Player One>, la couleur bleu, les fraises, les boissons pétillantes et les céréales. Serait-ce l’influence du fait que vous aimez les bandes dessinées et les jeux vidéos ?
FLX. Imagination is limitless. (L’imagination n’a pas de limite) Effectivement, vu mon amour pour les bandes dessinées et les jeux vidéos, mon imagination s’est encore développée. Quand je joue aux jeux, quand je lis des bandes dessinées, quand je regarde des films, et des dramas, les scènes mémorables ou bien les scènes où j’ai ressenti des émotions me viennent à l’esprit comme réceptacle pour de nouvelles idées. Cela m’aide lorsque je m’exprime à travers la musique ou lors des tournages.
Q. Alors il y a-t-il un genre que vous aimez regarder ?
FLX. J’aime tout sauf l’horreur. Haha. Ces derniers temps je regarde des films d’action, ou des comédies romantiques le plus souvent.
Q. Des films d’action ? Maintenant que j’y pense j’ai trouvé intéressant lorsque vous avez dit que votre exercice de sport préféré était le deadlift. J’aurais pensé que vous alliez mentionner un sport d’équipe.
FLX. Le deadlift n’est pas un exercice facile, mais plus je le fais, plus je ressens que mon corps devient plus sain alors je me sens bien. Une sorte de nouveau plaisir ? (rires) Avant, je n’avais aucun intérêt pour la salle de sport, vous savez ? Je fais du sport car je sens que mon corps devient plus sain et, aussi car je sens que mon corps lui-même devient plus beau, ce que je suis venu à apprécier.
Q. Vous n’avez pas l’intention de tenter à un autre passe-temps ? Ou quelque chose que vous aimeriez apprendre ?
FLX. Hm… Je veux apprendre de nouvelle culture tout en apprenant la langue d’autre pays.
Q. En apprenant une nouvelle langue, un nouveau soi apparaît, et aussi cela permet de rencontrer de nouvelles personnes, non ?
FLX. J’aimerais rencontrer beaucoup de personnes du monde entier, et si possible j’aimerais que les nouvelles personnes que je vais rencontrer soient les STAYs. Quand on rencontre une nouvelle personne, on apprend aussi de nouvelles choses ensemble, pas vrai ? (rires)
