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"ATE" : Stray Kids ont encore faim : "Nous n'avons pas peur que quelqu'un "dévore" notre chance"

© Samuel Values
Traduction ITA-FR : Stray Kids France 
Ne pas reposter sans les crédits complets. La traduction peut contenir des erreurs/reformulations

Avant leur premier concert en Italie lors des I-Days Milano Coca-Cola, nous avons discuté avec le groupe de K-pop, qui nous a parlé de leurs sentiments, de leurs inspirations et a partagé quelques détails sur leur nouvel EP, qui sort ce vendredi.

 

En parcourant les titres des chansons du neuvième EP de Stray Kids, ATE, on remarque la pénultième chanson. Comprendre de quoi parle Stray Kids est facile : il suffit de regarder et d’écouter les premières secondes du court teaser publié sur YouTube par JYP Entertainment. Non seulement à cause des images qui retracent certains des singles les plus significatifs du groupe de K-pop, mais aussi à cause des accords de synthé qui, bien que plus nets, sont les mêmes que ceux de Hellevator, la piste d’ouverture de leur EP pré-début Mixtape de 2018.

 

« Nous l’avons fait par nous-mêmes », chante Felix dans cet extrait, que nous pourrons écouter en entier à partir de vendredi 19 juillet. Et c’est plus ou moins ce qu’il me dit aussi lorsque, avant leur premier concert en Italie aux I-Days Milano, je demande au groupe, en faisant référence au slogan « Who ATE the luck? », s’ils ont déjà eu peur que quelqu’un puisse « dévorer » leur chance. Comme prévu, la réponse a été négative.

 

Le fait que Felix, parmi tous les membres de Stray Kids, ait répondu à cette question particulière de l’interview est un autre indice. Lui, ainsi que Lee Know, ont failli ne pas faire partie du groupe. Lors de l’émission de télé-réalité à élimination par laquelle JYP voulait former un nouveau groupe de K-pop, les deux artistes ont été initialement éliminés, avant d’être réintégrés. Composé à l’origine de neuf membres, le groupe est devenu huit (un chiffre qui reviendra souvent) après le départ de Woojin. Le groupe a dû et su saisir les opportunités.

 

Bang Chan, Changbin et Han – 3Racha, le noyau qui produit et écrit toutes les chansons – ont dès le début rendu Stray Kids uniques dans le vaste panorama de la K-pop. C’est pourquoi des définitions telles que « les nouveaux BTS » n’ont pas de sens. Stray Kids sont simplement autre chose : plus électroniques, plus bruyants, et plus proches du rock. Avec un style tellement compliqué à définir qu’ils ont dû recourir à une comparaison culinaire, même dans leur pays : “Mala Taste genre”. Une musique qui a le même goût piquant que la sauce chinoise à base de piment du Sichuan.

 

Briser la glace

 

L’énergie que les huit membres dégagent en live, que j’avais seulement pu observer en ligne avant de les voir à l’Ippodromo La Maura, je l’ai déjà ressentie en personne dans les coulisses. Pas immédiatement, en fait. S’asseoir seul, à quelques mètres d’un groupe record, dont le troisième album 5-STAR a été le deuxième plus vendu au monde selon l’IFPI, avec l’anxiété de devoir rapidement briser la glace, n’était pas simple. Heureusement, un salut en coréen, mal maîtrisé mais rapide, a suffi pour éveiller l’attention du groupe et détendre l’atmosphère.

 

S’en sont suivies vingt minutes durant lesquelles, chacun à leur tour, en fonction des questions posées, les huit membres ont alterné entre coréen et anglais. Hyunjin semblait le plus enclin à partager des souvenirs et à se montrer nostalgique, tandis que Lee Know, maître de l’ironie, n’a pas laissé paraître s’il regrettait ou non l’époque des auditions à huis clos. Il peut néanmoins se vanter d’avoir été danseur pour BTS avant de rejoindre Stray Kids. Seungmin, de son côté, a gardé une régularité presque métronomique même pendant l’interview, tandis que Han animait le groupe durant les pauses. Enfin, le plus jeune du groupe, I.N, s’est montré très réfléchi lorsqu’il a abordé des questions sur l’avenir.

 

Qu’avons-nous découvert dans cette interview exclusive avec Stray Kids ? Leur relation avec les STAYs est viscérale et constitue une source d’inspiration primordiale (Oui, cet aspect rappelle la relation entre les ARMY et BTS). Ensuite, il y a leurs performances live, leurs chorégraphies impressionnantes et les plus de cent chansons écrites pour ATE. Et si la pop de Losing My Breath avec Charlie Puth avait laissé craindre un « adoucissement » sonore, rassurez-vous : le nouvel EP est très Stray Kids.

 

Interview de Stray Kids

 

Q. Depuis vos débuts, vous avez habitué les fans aux surprises, chaque album sonne différemment. À quoi devons-nous nous attendre avec votre nouvel EP ATE ?

 

CB. Oui, nous sommes heureux que cette particularité soit mise en avant. L’évolution est notre principale caractéristique, et elle reste centrale dans ce nouveau projet. Les chansons que nous avons écrites pour cet EP explorent des genres différents de ceux que nous avons habituellement expérimentés. Nous nous sommes beaucoup basés sur les émotions, les sentiments et les expériences récentes que nous avons vécues : tout cela s’est retrouvé dans les nouvelles chansons.

 

Q. Combien de chansons avez-vous écrites au total ?

 

BC. Ohhh, je ne m’en souviens pas exactement. Sûrement plus d’une centaine (rires).

 

HAN. Oui, nous avons écrit vraiment beaucoup de chansons pour cet EP. Nous sommes partis de l’objectif principal, qui était d’apporter un changement. Cette nécessité nous a donc conduits vers de nouveaux territoires. Les différents genres présents dans l’album et la variété stylistique de ATE sont venus naturellement, mais sont aussi le fruit de beaucoup d’écriture. Cela nous a aidés à avoir un spectre plus large.

 

Q. Comment avez-vous choisi le concept de cette nouvelle ère ?

 

BC. C’était un travail collectif, nous avons tous beaucoup réfléchi à ce que devait être le titre de cet EP. Finalement, nous avons choisi ATE parce que cela donne lieu à un jeu de mots. En anglais, c’est le passé du verbe manger, et c’est comme si cela indiquait que nous avons « dévoré » et démontré notre passion pour la musique. Ensuite, cela se prononce comme le chiffre (huit), qui nous représente, car nous sommes huit, et pour nous, ce chiffre a toujours été important. Les morceaux de l’EP sont également au nombre de huit. C’est le début d’un nouveau voyage, et nous sommes prêts à montrer ce projet à tout le monde.

 

Q. Dans le teaser de votre nouvel EP, on peut voir le slogan Who ATE the luck ? Avez-vous déjà eu peur que quelqu’un puisse « dévorer » votre chance ?

 

FLX. Pour être honnête, je pense que personne ne peut métaphoriquement « dévorer » la chance de quelqu’un d’autre. Dans notre cas, nous en sommes arrivés là, tant dans notre carrière que dans notre vie, grâce à nous-mêmes, en saisissant les bonnes occasions. Je pense que seuls nous pouvions le faire, étant donné le chemin artistique que nous avons emprunté. Avec le temps, nous avons acquis beaucoup plus de confiance en nous, et les STAYs nous ont beaucoup aidés, depuis le début jusqu’à aujourd’hui.

 

Q. Vous avez parlé d’évolution auparavant. Qu’est-ce qui vous inspire dans la production et l’écriture lorsque vous commencez à travailler sur un nouveau projet ?

 

BC. Il est difficile de donner une seule réponse, nous sommes influencés par de nombreuses choses. Moi, Changbin et Han, en tant que 3Racha, l’équipe de composition de Stray Kids, nous nous inspirons de nos expériences personnelles et bien sûr de celles des autres membres du groupe. Mais plus que tout, nous nous laissons également guider par les réactions de nos fans. Ils sont répartis dans le monde entier et nous motivent à essayer de nouvelles choses et à aborder de nouveaux thèmes. Tout ce dont nous parlons est toujours en rapport avec notre vie et celle des STAYs.

 

Q. Les choix évidents ne vous ont jamais plu, comme le montre aussi le titre de votre deuxième album complet Noeasy, et ça n’a pas toujours été facile pour vous. Votre style était au début considéré comme trop « noisy », justement, trop bruyant. Comment avez-vous vécu cette période ?

 

BC. Lorsque nous recevons des retours ou des critiques, nous les prenons toujours de manière positive. En fin de compte, ce ne sont que des opinions sur notre musique et notre travail. C’est un parcours et un processus d’apprentissage continu. Nous parvenons souvent à affronter les critiques grâce au soutien des fans qui apprécient ce que nous faisons et nous permettent aussi d’expérimenter de nouveaux styles. Nous avons grandi avec eux au fil des ans.

 

Q. Dans votre nouvel EP, il y a une chanson autobiographique intitulée Stray Kids. Le teaser de la chanson montre les moments forts de votre carrière. En revenant en arrière, quel est le plus beau moment dont vous vous souvenez ?

 

HJ. Il y en a beaucoup, mais certainement tous ceux passés avec notre public. Celui auquel je suis le plus attaché est le premier concert que nous avons donné. Pour nous, c’était non seulement un nouveau départ, mais aussi le premier contact avec les STAYs. Ce fut une expérience incroyable, j’ai ressenti beaucoup d’émotions, et en tant que groupe, cela nous a permis de grandir et de trouver notre identité.

 

Q. Y a-t-il quelque chose qui vous manque de votre période de trainee ?

 

LK. Je me souviens des moments où je devais me produire seul, sans mes camarades de groupe, devant des personnes que je ne connaissais pas. Ces moments me manquent un peu… (rires).

 

HAN. Vraiment, ces moments te manquent !?

 

Q. L’une des composantes principales de vos spectacles est la chorégraphie. Par où commencez-vous pour leur création ?

 

HJ. Comme nous écrivons nous-mêmes les chansons, nous avons une idée claire de ce que nous voulons faire sur scène. Quand nous étions encore trainees, nous avons beaucoup travaillé seuls sur les performances individuelles. Aujourd’hui, nous collaborons avec de nombreux danseurs différents, ce qui nous permet d’échanger des idées et de créer des performances toujours plus élaborées.

 

Q. Quelle est la plus compliquée à exécuter ?

 

SM. Je pense que c’est celle de Thunderous. En général, une fois qu’on a appris la technique, reproduire la danse est facile, mais transmettre des émotions à travers elle est très difficile.

 

Q. Vous incorporez souvent des éléments de la culture traditionnelle dans vos performances.

 

SM. Oui, notre public a commencé à le remarquer lorsque, lors de notre premier concert après le Covid, dans la performance de Maniac, nous avons ajouté des détails de la culture traditionnelle coréenne. Pour nous, ils sont très importants, même si nous essayons toujours de les combiner avec d’autres éléments de cultures différentes que nous aimons tout autant.

 

Q. Comment imaginez-vous le Megaverse de Stray Kids dans un avenir proche ?

 

I.N. Changbin sera arrivé sur la lune (rires). Pour ma part, je nous imagine en train de faire de plus en plus de concerts sur des scènes gigantesques, comme celle de ce soir aux I-Days de Milan.

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